vendredi 26 août 2011

Ivaou

Laszlo parle de plus en plus. Peu de choses sont compréhensibles, mais dans leurs contextes, j'arrive parfois a re-situer et comprendre.

Il y a des mots qu'il dit très bien. Le dernier en date : bisous. Et j'entends alors que je suis a l'autre bout de l'appartement "Mamaaan, bisous maman ". Il faut que j'aille près de lui pour recevoir mon bisou (et accessoirement j'en profite pour en donner un).
Il y a aussi la déclinaison "Bisou Titi maman" ou l'importance avant de dormir/de partir le matin chez sa nounou/d'aller se promener, d'aller faire un bisou a son chat.

J'ai un petit garçon de plus en plus câlin, qui ne peut dormir le soir sans plusieurs câlins de sa maman et si jamais je l'ai grondé peu de temps avant d'aller au lit pour x raison, va me rappeler depuis son petit lit plusieurs fois pour demander un câlin. Les soirs de grosse fatigue, ou les crises se succèdent, la manière que j'ai trouvée pour éviter qu'il me rappelle plusieurs fois après le coucher, c'est de s'allonger tous les 2 et de le serrer dans mes bras en le couvrant de bisous.
Le câlin remplace a la maison la lecture du soir...

Et puis il y a des mots qu'il faut pouvoir décoder en fonction de l'historique d'emploi. "Ivaou" donc, c'est, vous l'aurez devinez....un avion. Eh oui...
Nous passons tous les soirs a coté de la piste de l'aéroport de Luxembourg, c'est notre route pour rentrer de chez la nounou. La piste commence au bord de l'autoroute et il n'est pas rare qu'un avion atterrisse ou décolle lors de notre passage (ajouté a cela que le parrain de Laszlo est un passionne d'aviation donc Laszlo a plusieurs petits avions miniatures, absolument pas fait pour être des jouets pour enfant de moins de 3 ans mais que bien sur, il préfère a tous les avions playmobil ou lego) et comme j'en avais marre de juste lui dire "oh regarde un avion" lorsqu'on les voyait décoller, j'enchaînais par un systématique "il va ou tu crois ?" qui bien sur restait sans réponse ou alors une réponse absolument pas compréhensible.
Et voila, maintenant un avion c'est un "ivaou". Et selon mon humeur, ils vont a Madrid quand j'ai la péche, je les envoie a Edinbourg quand je suis grognonne, Haiti quand je suis courageuse, Honolulu quand je rêve ou tout simplement..."en vacances". Et puisque le vocabulaire laszloesque n'est pas encore a ce point précis, je n'ai pas encore le droit a "et c'est ou Madrid?".

Et puis il y a la catégorie "refus d'obstacle". Et l'exemple le plus flagrant dans cette catégorie, c'est le camion. Laszlo dit tracteur, pelleteuse, benne, bus, moto, voiture (1000 fois par jour celui-la) et s'extasie devant n'importe quel engin pré-cité. Mais le camion, non. Pendant longtemps ça a été une voiture (et je corrigeais a chaque fois, jusqu'a haïr tout camion sur la route) et maintenant c'est..."poubelle". Ben oui, il y a les camions poubelle alors pour le moment, tout camion est "poubelle". J'ai essayé hein de lui faire répéter "ca-mion" mais non. Un vrai refus d'obstacle-défi. Et tous les matins et tous les soirs sur l'autoroute j'ai donc le droit a
- "maman, poubelle ?"
-"pff, non Laszlo tu sais très bien que c'est un bon sang de CAMION"
- "poubelle maman ?"
- (sanglots)

Un petit dernier pour la route, la retranscription d'un conversation entre Laszlo et son Papy (au téléphone):
Papy : "ca va Laszlo, tu es sage, tu ne fais pas de bêtises ?"
Laszlo : "ben si !"
Papy et maman MDR : "ben si ???"

Et dire que dans un an il va apprendre le luxembourgeois a l'école...

Lo


jeudi 18 août 2011

On est là...

Il n'y a pas d'occasion pour revenir papoter ici après avoir fait le sous-marin si longtemps...alors on va juste vous raconter nos belles vacances...

mi-juillet, je ronchonnais en regardant la météo en me disant que c'était vraiment pourri d'aller en vacances en bretagne : 17 degrés et pluie. Alors que mes collègues fanfaronnaient avec leurs vacances au soleil en club, moi je m'apprêtais a faire 1100 km en voiture pour rejoindre la bruine bretonne, le coffre charge du minimum vital pour gérer notre maison de vacances, faire a manger, etc...
Bref, j'aurais fait la tête si il n'y avait eu la perspective de retrouver mes amis dans la dite maison sous la pluie.

Cela fait longtemps que je n'ai pas écris ici, de longs mois de fatigue pour moi et d'opposition pour Laszlo. Ma fatigue alimentant l'opposition de Laszlo et vis versa. J'étais a bout et même la perspective des vacances n'aidait pas, j'ai failli tuer plusieurs personnes qui me disaient avec un petit sourire de compassion "mais si la bretagne c'est beau même sous la pluie".

Le jour du départ j'ai couru partout pour tout organiser, du dépôt de Stitch dans sa famille d'accueil pour la semaine au dépôt de ma voiture au garage qui la rachète (snif, mon petit cabrio n'est plus a moi).
6h de route plus tard on s'arrêtait chez mes parents en tourainne pour se reposer un peu, il était 3h du matin et heureusement que ma maman était avec moi pour conduire...Temps magnifique en tourainne, et moi encore plus grognonne envers la bretagne...

Re-depart pour la dernière partie du trajet avec un arrêt en chemin près de Vannes chez Aure (aka la GAF, voir lien vers son blog). J'avais dit "on s'arrête une petite heure", on est repartis 3h plus tard...
J'ai aussi eu la chance de me faire flasher par une saloperie de radar automatique. Pourtant j'avais bien vu le panneau l'annonçant, je roulais a la vitesse prescrite. Sauf que Laszlo n'en pouvant plus de la voiture était en train d'hurler parce qu'il avait laissé tomber sa Gigi (volontairement bien sur), je me suis donc penchée pour rattraper la bestiole et le mouvement a entraine mon pied a appuyer sur l'accélérateur. Et flash. En même temps, suis pas sure d'être sur la photo : on ne doit voir que ma main sur le volant...

On arrivait enfin proche de notre destination, sous un ciel clément et ensoleille et la, je vois un énorme nuage gris juste au dessus de notre point d'arrivée. c'est comme si on avait découpe un nuage et pose juste au dessus de notre maison de vacances.

Retrouvailles chaleureuse avec Marion, Gab et Aurore et Matthieu, mes comparses de la semaine, ce qui a réchauffe l'atmosphère frisquette de la maison. Je n'avais pas a mettre un pull pour sortir fumer ma cigarette, il faisait plus froid dedans que dehors...Mais la bonne humeur, le charme désuet de cette maison dont la deco est restée bloquée aux années 70/80 ont commence a me faire aimer la bretagne. Je ne râlais plus, j'étais contente d'être arrivée...

Et puis après je n'ai plus râlé du tout. Au contraire. Vue magnifique sur la mer depuis la maison, quelques marches a descendre pour être sur la plage, douceur de l'air même par journée grise dehors et chaudière a fond pour l'intérieur.

(la vue depuis la maison)

On a mis les bottes en caoutchouc et les cires, Laszlo se changeant en gravure de mode bretonne pour des promenades sur la plage.





On s'est régalés avec des repas très diététiques (enfin si crème, beurre et sucre sont diététiques) et des spécialistes locales délicieuses. On a pris le temps de ne RIEN faire, les journées sont passées vite.

Et pour me donner encore plus honte de mon grognonnage pre-depart, le soleil est revenu. Quelques coups de soleil, pic nic sur la plage, déjeuner dans une crêperie en terrasse, les transats que l'on déplace a l'ombre parce qu'il fait trop chaud au soleil, la bière bien fraîche sur la terrasse d'un bar donnant sur la plage,


ballades découvertes de la région par notre super guide Virginie (des VSN),

la fête d'anniversaire d'une grande Noemie de 4 ans, les chamailleries entre les enfants et leurs rires, un premier tour de manège pour Laszlo et finalement, sans que je m'en rende compte : est arrive le jour du départ.

Je retire donc tout ce que j'ai dit sur la bretagne avant de partir : c'était extra, région très belle, spécialités culinaires très miam et le climat pas si pourri...Mais c'est certainement mes compagnons de vacances qui ont fait que je trouve ces vacances aussi belles, relaxantes, zen et reposantes. Donc comme j'ai trouve des gens extras avec lesquels partir en vacances, je ne les lâche plus, on prévoit déjà la semaine au même endroit l'année prochaine...