Le 17 septembre, c'était THE rentrée des classes. La première, celle qui compte (ou pas). On était pour une fois pas trop en retard, voire un peu en avance, et c'était tant mieux parce que l'école est grande et il m'a fallu du temps pour trouver le batiment des classes de précoce.
Laszlo était tellement fier et heureux d'aller a l'école, il sautait partout, son cartable sur le dos.
Arrivé dans sa classe il a foncé sur les jouets et j'ai cru l'affaire gagnée...Mais quand j'ai fait mine de tourner le dos et de m'échapper, je me suis retrouvée avec Laszlo agrippé a ma jambe. Moment de solitude car il n'est raisonablement pas envisageable de l'arracher et de le planter là en courant le plus vite possible dehors, ça ferait quand meme mauvais genre le premier jour.
J'ai été sauvée par l'arrivée de sa nounou, que j'ai bénie d'etre passée pour faire un coucou a Laszlo le jour de sa rentrée. J'ai pu partir, et le trauma affectif de la mère laissant son enfant hurlant le premier jour d'école m'a été épargné.
On avait fait des répétitions de photos avec le sac sur le dos la veille (avec la Gigi dans le sac, place qu'elle n'a pas le droit d'avoir puisqu'elle ne met pas une patte a l'école) :
Et puis le matin du grand jour...
Le matin de la rentrée, je n'ai pas pleuré, moi qui suis généralement une fontaine. Mais le soir, après avec été acheté la petite boite a gouter et une gourde pour l'école, quand je lui ai offert en cadeau et en voyant sa fierté, j'avais quand meme une petite larme au coin de l'oeil...
Depuis, les entrées a l'école sont plus ou moins enthousiastes, les maitresses ont bien capté mon fils puisqu'elle me l'ont décrit comme "tres calin, en demande permanente d'attention et qui n'écoute pas les instructions". Bravo, c'est typiquement lui....
Et puis moi, il me fallait quand meme un petit peu de temps pour m'habituer a la routine de l'école. Un jour sur 2 j'oublie le cartable, je dois etre la dernière des mamans a ne pas avoir apporté les chaussons a élastique pour la gym, le pantalon de pluie (bon sang, on achete ça ou ?), la tenue de rechange dans une boite a chaussure (mais je les jette moi les boites a chaussures, pas la place de les entasser !).
J'ai déjà réussi a amener des chaussons (miracle, a la maison on n'en porte pas, maman étant une refractaire depuis sa plus tendre enfance a l'objet - et accessoirement, c'est du chauffage au sol...) et les bottes en cahoutchouc, je me trouvais déjà pas trop mal. Les bottes, ce fut un grand moment puisque j'ai voulu éviter les bottes Flash McQueen. J'ai cru acheter des bottes avec des gouttes de pluie dessus, pour découvrir à la maison qu'elles avaient un horrible dessin de manga sur le coté. J'ai quand meme osé les apporter a l'école...
Et à l'école, qu'est-ce qu'il y fait mon fils ? Moi je me disais qu'il devait barbouiller quelques feuilles et surtout apprendre à s'asseoir quand on lui demande. Mais j'avais loupé un épisode...la fête des pères...Pour moi, c'est vers le mois de Mai cette saloperie...Sauf qu'ici c'était dimanche. Et depuis la rentrée LE boulot c'était le cadeau de fête de pères..
Après avoir fait la liste des personnes à qui il était envisageable d'offrir le cadeau, c'est de façon très décidé que Laszlo a décidé de le donner a son parrain. Le petit poeme a la gloire de Papa a été lu par maman (en luxembourgeois bien sur), en modifiant un peu le truc pour y mettre "parrain" et la petite voiture "peinte" par Laszlo et avec sa photo dument offerte à Parrain. Dimanche c'était donc la fête des parrains...
Liewe Parrain, Wees du liewe Parrain, haut ass dai fest ! Ech kommen dir wenschen dat allerbescht !