lundi 30 août 2010

Comment se faire des amis

Apres 15 jours de vadrouille, me voici de retour at home. Avant de télécharger les photos, d'organiser tout cela et de raconter un peu, juste une anecdote pour vous dire a quel point je suis un etre sociable et bien élevé qui se fait des potes partout.

Il faut planter le décor tout d'abord : gare de Bordeaux, samedi matin 28 aout, soit le grand jour de retour de vacances de tous les gens qui en ont pris dans la région aquitaine en aout. En bref, gare bondée.

Et puis rappeler certains faits sur le piaf : il ne tient pas en place, n'écoute rien et va ou bon lui semble, décide de me tourner autour et de se laisser tomber en étant mort de rire (je lui tiens le bras hein quand meme, il se jette pas a terre non plus), s'asseoit et hurle quand il ne veut plus avancer, et accessoirement, pese 13 kilos.

Enfin, il faut préciser que j'avais une valise bien lourde, un sac de voyage avec le nécessaire de survie pour les 2h30 de train a venir (soit un sac bourré a craquer) et des tongs aux pieds (j'aurais pu mettre des chaussures a talons hauts pour corser l'affaire d'ailleurs).

Nous voici donc a la gare, le quai de notre train est affiché, je cherche désespéremment un ascenseur ou un truc du genre pour éviter les escaliers pour passer sous les voies et rejoindre la notre, sans succes. Je porte donc Laszlo, la valise, le sac, avec Laszlo qui se contortionne pour attraper sa girafe dans mon sac a main, moi manquant de me casser la figure une marche sur 2.

Arrivés sur le quai, il y a du monde partout, je tente d'avancer tant bien que mal en tenant fermement le bras de mon piaf pour éviter un jetté de piaf sur les voies et le reste des bagages de l'autre main.
Et je réalise que je ne sais pas dans quelle voiture est notre place. Les billets sont astucieusement glissés dans la poche externe de mon sac a main lui aussi bourré a craquer. Comme il me manque un 3eme bras, il va falloir que je lache un truc. Je lache la valise, le sac et tente d'attraper les billets. Impossible, il me faut mes 2 mains. Oui mais comme je tiens encore a conserver mon fils a peu pres intact, impossible de le lacher comme ça.
Mere intelligente que je suis, j'avise un muret et traine donc mon barda jusque la, coince le piaf entre mur et valise faisant barage pour le reste avec ma jambe.
J'attrape mon billet et regarde notre numéro de voiture tout en gesticulant pour ne pas que Laszlo ne s'échappe (c'est rapide ces bestioles) quand a ce moment la j'entends une voix me dire "Faut se pousser, nous on peut pas passer".

Pause.

Imaginez la scene 2 secondes et dites moi OU j'aurais pu me pousser.

On reprend. Je me retourne et suis nez a nez avec un mec tatoué de partout, t-shirt rose avec écrit en gros "Italia". Je dis donc gentiment : désolée, je ne peux pas. Passons version dialogue :

Le tatoué rose : putain mais vous faites chier a vous arretez, faut bouger, nous on peut pas passer
Moi : et je me pousse OU ?
Le tatoué rose : ben tu te pousses (futé le bestiau)
.....entre temps, une des 15 autres personnes qui formaient un troupeau a coté de moi bouge sans meme en faire expres......
Moi (souriante) : ben je suis sure que si vous faites un effort, vous allez arriver a passer, regardez, la, juste la, y'a un petit passage. Allez, courage, vous etes trop fort, vous y arriverez.
.....le tatoué rose me lance un regard noir (pour rester dans les couleurs) mais comme effectivement il peut passer, ben il avance....
Moi (toujours souriante) : vous voyez, je vous l'avez dit, vous etes trop fort !

Je crois qu'il m'a insulté mais j'ai pas compris l'insulte.

Bon, avec tout ça, j'étais pas arrivée a la voiture 13.
J'avance donc sur le meme mode que précédemment, piafou, valise et sacs.
Je trouve ma voiture 13 et juste devant la porte il y a une poussette. Pas A COTE de la porte, non, DEVANT et personne autour, donc aucune raison de se mettre juste devant. La mere a coté, qui attend. Le piafou devient vermisseau, tente de se dégager le bras, hurle. Je regarde la mere me disant qu'elle va comprendre. Non, elle bouge pas.
Au moment ou je vais l'interpeller pour lui dire de se pousser, je vois débarquer le tatoué rose de l'intérieur de train. C'était sa femme. Lui organisait tranquillement les valises et elle bloquait l'entrée.

J'aurais du deviner, elle avait des tatouages et un t-shirt bleu avec marqué "Italia".

Il me restait 2h30 de train dans le meme wagon que mes 2 nouveaux potes....

dimanche 15 août 2010

A la roots


Je tiens a ce que Laszlo garde la notion des vraies valeurs, et ne s'embourgeoise pas trop vite dans une vie pleine de belles bagnoles et autres futilités. C'est donc avec beaucoup de conviction que je lui demande regulierement de revenir a la vie simple, la vie d'avant l'eau courante et l'electricité.

Premiere étape : se laver. Bien entendu, on oublie la baignoire et l'eau chaude, et on se lave dans une bassine dehors, a l'eau froide.


D'abord on tente de plonger la tete dans la bassine, mais apres, on attrape vite le tour de main comme ça.

Puis on passe a un autre lavage, celui de l'animal fétiche :


Pour plus de détails sur comment procéder exactement, voici. Vous noterez la délicatesse de lavage, bien mieux que n'importe quel programme de machine a laver. Et puis surtout, la fonction premiere de l'animal fétiche reste intacte...

Apres la lessive, il y a le ménage :


Dernierement, la moindre lingette qui traine est utilisée pour nettoyer. Non seulement la chaise haute, mais aussi mes étageres, ma table, Stitch...

Apres tout cela seulement, il a le droit de se poser un peu pour faire le vrai male sur son canap' avec un verre....



Je suis tres fiere de mon éducation a la dure...

Lo, mere indigne.

lundi 2 août 2010

Les voisins (edit)

Je m'essaie aujourd'hui a l'écriture d'une piece de théatre classique, donc en respectant tous les standards...
Dans les drames grecs, il faut me semble-t-il une unité de temps et de lieu. C'est donc parfait, j'ai pas bougé de chez moi et ça a pas duré plus de 24h.

L'intrigue : mes voisins d'en dessous font une soirée un vendredi soir.

Les protagonistes :
- Mes voisins et une 30aine de potes a eux, tous dans la 20aine
- Stitch
- moi
- Une guitare
- Un moustique

Acte 1 :
Moi : oh quelle belle soirée d'été, quel bonheur de pouvoir ouvrir la porte-fenetre et de pouvoir profiter de la douceur du soir
Mes voisins : blablabla, ahahah, bla, hahahah, glourps, glourps (je n'écoute pas leurs conversations qui se déroulent sur le doit (plat) de l'immeuble en construction et qui leur sert de terasse improvisée pour leur petite soirée).
La guitare : gling, gling, gling (meme pas une mélodie, jsute un grattage de guitare moche)
Moi (me penchant par dessus la rembarde de ma terrasse et m'adressant aux voisins et a la guitare) : excuuuuusez moi !? J'adore la musique mais la guitare a minuit, j'ai peu de tolérance
Mes voisins : Pas de probleme ! On rentre, vous en faite pas.
Moi : merci, je vais me coucher.

Je vais me coucher donc, et j'arrive a m'endormir
Fin de l'acte 1

Acte 2 :
Mes voisins (1h36 du matin) "Joyeux annnniiiiversaiiiire Arnaud, etc, etc..." (le tout hurlé tres fort).
J'ouvre les yeux, écoute leur petite chanson et tente de me rendormir.
Le moustique (tout contre mon oreille) : bzziiiiiiiiii
Moi : manquait plus que ça
Le moustique : bzzzzziiiiiii
Moi : Stitch, vas-y, bouffe le !
Stitch : arrroui ?
Moi : allez, au lieu de faire la petite boule tout contre moi et ronronner, bouffe la sale bete volante !
Stitch : rrrrrrrr
Moi : chat inutile va.
Je finis par me rendormir vers 2h, dans mon reve, il y bcp de bruit, c'est la fete quelque part. Et ben pas que dans mon reve...
Mes voisins (2h42) hurlant avec la guitare : "Je suis, un homme presséééé, un hommmme pressééé".
Moi : ils l'ont fait ! J'adore Noir Désir, mais le massacre a la guitare par une bande de mecs bourrés, j'aime moins !
J'hésite a me lever pour aller les engueuler mais ils partent en boite (claquage de portes, hurlement dans les escaliers, etc...)
3h du mat : ça redevient calme dans l'immeuble
Le moustique : bzzzziiiii
Moi : noooooon !

Fin de l'acte 2

Acte 3:
Moi, 5h17 : Mais qu'est ce que c'est que ce bordel, on dirait que quelqu'un est en train d'essayer d'ouvrir ma porte d'entrée !
Je me leve, effectivement, 3 mecs bourrés sont en train d'essayer d'ouvrir ma porte.
Les mecs bourrés (tapant a la porte) : ehhhhh, c'est nous..allez Arnaud, ouvre.
Moi : la collocation de chez Arnaud c'est l'étage dessous (j'ouvre la porte) EN DESSOUS je vous dis (quand je les vois tenter d'ouvrir la porte en face de chez moi).
Il y en a un sur les 3 qui est blanc comme un cachet d'aspirine, assis contre le mur, je me demande si il va passer la nuit la...
Je retourne me coucher apres les avoir entendu hurler a Arnaud donc de venir leur ouvrir (ils avaient les clés pourtant...).
Tentative de rendormissement et cogitage : comment leur faire payer ma nuit blanche ?
Laszlo (6h) : mamamamama
Moi : pitié !
Je leve mon petit bonhomme, lui donne son biberon et me décide a descendre la poubelle. La porte des voisins est défoncée, il y a un trou dedans...C'est Arnaud qui va pas etre content avec ses potes...En tous cas celui qui ressemblait a un cadavre es allé mourrir ailleur parce que plus personne sur mon palier.
Je pose la poubelle dehors et je prends mon petit morceau de carton préalablement découpé. Le but : essayer de coincer leur sonnette pour qu'elle sonne sans que je sois a coté. Je sonne plein de fois donc, mais incapable de bloquer la sonnette...Ils ont de la chance...parce que saouls comme ils étaient c'ést pas 3 coups de sonnette qui ont du les réveiller...grrr....

Fin de l'acte 3

Epilogue (y'en a pas dans les tragédies grecques mais tant pis)
Dans la journée qui a suivi, Laszlo a trouvé tres drole d'utiliser le seul petit bout de rembarde qui n'est pas recouvert de bambous pour balancer ses jouets.
Résultat : une balle, un homard (en plastique) et l'embout du gonfleur passent par dessus la rembarde de la terrasse et tombent sur le toit de l'immeuble en construction.
Et le seul moyen d'aller récupérer tout ça ? Aller sonner chez mes voisins du dessous pour leur demander de passer par leur balcon....Je repousse l'échéance...
Edit du mercredi 4 aout :
Je suis alle bien gentiement recuperer le homard et autres. Armee d'un grand sourire, j'ai demande qui etait Arnaud. Eh bien Arnaud est parti de la colloc (ohh, quel dommage), mais je ne me suis pas debarasse de la guitare parce que son proprietaire n'etait pas Arnaud.
Bon, ils ne sont pas bien mechants mes voisins. Juste jeunes.
C'est dingue comme on vieillit...
Je leur ai donc dit qu'ils me devaient un apero pour la peine. Non mais.
Et puis pour le plaisir, voici un lien vers une chanson sur les voisins(MERCI Sylvaine) qui vaut vraiment l'ecoute...moi j'ai adore...
http://www.youtube.com/watch?v=MAle3PDHGRk