jeudi 4 décembre 2008

un soir, un reve

"quand la révélation du non-dit se réalise a l'intérieur d'une relation de capture affective, le traumatisme est transmis. En revanche, quand la découverte des origines se réalise grace a des bribes culturelles d'images, de musiques, de récits ou de documents, c'est un plaisir d'archéologue qu'éprouve l'enfant". C'est Cyrunlik, pas Maman qui écrit cela. Elle va pourtant tout faire pour que ta culture, tu la découvres come cela. Il dit aussi que grace a cette musique, l'enfant peut etre fier de ses origines. Et ne plus avoir a affronter le tribunal qu'il imaginait. Celui ou il expliquait a quel point le peuple de ses origines n'était pas le pleuple de sauvages que les gens de la rue lui avait appris qu'il était. Dans son monde imaginaire, il convainquait le tribunal de la valeur de ce peuple de ses origines. Dans la vie, il subissait les moqueries de ses origines. Mais la musique du peuple de ses origines, un jour dans la rue lui montre la beauté de lá d'ou il vient. Et le tribunal n'a plus lieu d'etre. Mon enfant, je ne veux jamais que tu ais a l'etablir, ce tribunal. Une mere peut soutenir et aider son enfant a verbaliser le tribual. Ta mere lit trop. Elle lit pour etre prete pour toi, Mais le sera-t-elle un jour ? Saura-t-elle t'apprivoiser et faire en sorte que tu vives ?
Ta mere a un monde imaginaire qui est sa source de résilience a elle. Ce soir, elle les vit, elle l'expérimente et le resent. Elle ecrit seule en écoutant de la musique et en se disant que quand tu seras la, elle ne viendra plus dans on "bar de lecture". Celui ou elle se réfugie avec son livre et son monde, pour y passer un moment hors du temps. Ces endroits qu'elle a apprivoisés pour y etre qui elle est. Simplement. En souriant et en regardant les gens vivre. Ceux qui ont une famille, ceux, qui, contrairement a elle, sont attendus. Et les autres, ceux qui lui parlent en demandant ce qu'elle lit : Cyrulnik !!!" et voudraient bien savoir ce qu'elle renferme. Elle y a appris la vie dans ces petits bars tranquilles, loin de l'excitation de ce que l'on doit etre dans les bars trendy. Elle a regardé le monde. Et espéré qu'il te soit clément. On veut pour son enfant ce que l'on n'a pas eu. On veut réparer l'entiereté des abhérations pour que jamais il ne vive ce qui nous fait mal qu quotidien. Je ne pourrai pas réparer le monde, pas en faire une cage dorée ou tu pourras évoluer. Non, il te ferra mal ce monde, mais il te sourira aussi.
Il fait froid sur le luxembroug. Il fait froid dans mon coeur parce que tu es certainement deja né et que je ne sais pas qui tu es.
Mais il fait chaud parce que justement , tu me menes jusqu'a toi.
Maman.

3 commentaires:

Sylvaine a dit…

J'aime énormément cette idée de Cyrunlik (que je ne connais pas)... Grenouillette, j'ai un peu le même ressenti que toi en ce moment mais on va y arriver, pas à pas, vers notre enfant... C'est très beau ce que tu écris...
Bisous
Sylvaine

Anonyme a dit…

C'est tout beau, ton texte, ma belle ! Entièrement d'accord avec ce qe tu rapportes de Cyrulnik !
Gros bisous,
Cécile

Mamaucy a dit…

Coucou Laurence.
Ton texte est vibrant d'émotion et de patience dans l'attente, patiente impatiente quand même... Lo po tout compris, comme ils disent les Nuls, mais sache que le bar à lecture, on l'oublie, et qu'il faut vraiment des cop's bien intentionnées pour te rappeler qu'un tel a parlé de tel sujet et que tu pourrais y retourner voir. Et puis, ça devient un plaisir de relire ces livres qui meublent l'attente ou plutôt la nourrissent, avec son expérience à soi, se dire "ah oui ça je connais" ou bien "ah bah ça ne me parle pas du tout".
Bientôt ce sera ton tour.
Dis, c'est vrai qu'il est peut-être né Chiffon ! Un petit 2008, comme ses futurs copains Cyril, Iris, Florie et les autres ?

Bisous pleins de notre tendresse
Maya, A et C