En me promenant dans la rue hier, vers 9h du matin, je me surprenait de voir la vie normale des gens qui allaient a leur travail, se promenaient, faisaient des courses. Je ne comprenais pas parce que j'avais l'impression qu'il y avait un énorme panneau lumineux autour de moi qui disais "Ce jour est le plus important de ma vie".
Mais avant cela, il faut revenir un petit peu en arriere. J'avais décidé mardi de ne plus poster ici, par respect pour mes amies françaises et canadiennes qui n'ont pas leur enfant avec elles.
Mais j'ai discuté avec une maman, celle de Youna pour tout dire, qui m'a donné envie de continuer a vous raconter. Pour leur donner un petit espoir.
Alors ces mots sont pour vous toutes, mamans de timous qui sont encore toulabala.
Mardi soir, nous savions que nos enfants allaient etre rapatriés. Notre principal espoir était dans l'avion hollandais qui était sensé partir mardi a 19h30 heure de Paris. Plus les heures passaient, et plus l'espoir qu'ils soient dedans diminuait.
Vers 1h30 du matin, nous apprenons que la ministre souhaite voir des représentants des familles a 10h le lendemain. 2 personnes seulement pour éviter la pagaille. Dolfie et Jean-Louis iront pour nous représenter.
Je suis allée au travail dans un état second. J'ai regardé mes mails en continu. J'ai réussi a aller déjeuner avec des amies mais a 13h30, je ne tiens plus debout. Fatigue et angoisse, je ne sais plus comment avancer. Mais je peux compter sur un homme extraordinaire pour me faire rire en m'expliquant que la mode des chemises a carreaux revient en force (il se reconnaitra).
Les nouvelles tardent a arriver, nous ne savons pas ce qu'a dit la ministre a Dolfie et Jean-Louis. Vers 4h, apres un embrouillage de mails qui explique le retard de nouvelles, nous savons que le gouvernement luxo travaille avec le gouvernement hollandais pour les faire monter dans le meme avion. L'avion n'est pas encore parti. Les enfants hollandais sont allés a l'aéroport hier pour rien et sont revenus a GLA apres. Le plan B est de voir avec le gouvernement belge.
La difficulté logistique est immense. Car l'avion hollandais se trouve sur l'aéroport de Curaçao. Il n'a pas obtenu l'autorisation de se poser a PaP. Il faut donc trouver un avion qui emmene les enfants de PaP a Curaçao. Et l'avion qui a été mis a disposition par l'armée américaine est trop petit pour prendre nos enfants.
Je pars du travail a 5h et cours chez mon amie Angeline pour aller chercher le minimum vital. Elle va récupérer le siege auto qui était en dépot-vente, me sort plein de vetements de son fils, et ses enfants donnent des jouets et des doudous pour Laszlo. Nous buvons un verre de vin en fumant une cigarette. Une petite pause dans la course et l'angoisse.
Je repars pour aller au supermarché pour faire le reste des courses de base. Arrivée a 19h30 au rayon bébés, le Auchan ferme a 20h...J'ai pris un panier, meme pas un caddy, completement a la masse. Heureusement et par hasard, je rencontre Béatrix au rayon bébé qui vient faire la meme chose que moi : acheter le minimum pour son fils Mathis.
Nous rions en regardant le rayon nourriture : quoi prendre ? Qu'est-ce qu'ils mangent nos loulous ? Je prends du lait de croissance bio, uniquement parce qu'il y a marqué "bio" et "a partir de 10 mois" sur l'emballage... Tres au faits des choses que je suis...
Rapidement j'entasse dans le caddy de Béatrix (bcp plus prévoyante que moi...) et nous arpentons les rayons en essayant de ne rien oublier dans la demi heure qui nous reste avant la fermeture du magasin. Nous avons pris une photo du caddy. A l'occasion, je vous montrerai...
Nous dinons dans la galerie commerciale, heureuses de nous poser. Aucune nouvelle de nos enfants. Laurens (le papa hollandais de Malaika et Manaika que j'avais rencontré il y a 15 jours pour la comparution) me dit que nos enfants seraient en route pour l'aéroport. Mais réussiront-ils a monter tous dans l'avion ?
Je rentre, je zone, je prépare quand meme a tout hasard un sac avec des vetements chauds et un biberon au cas ou nous devrions partir rapidement.
Je tombe de sommeil vers minuit et me réveille vers 3h. Toujours pas de nouvelles. J'échange des mails avec ma copine Steff, qui doit accoucher mardi et qui est un peu insomniaque en ces derniers jours de grossesse...
Je somnole a partir de 4h30.
A 5h30 le téléphone sonne : Jean-Louis m'annonce que nos enfants sont dans l'avion, la croix-rouge a réussi. Nos enfants sont sauvés. Je ne pleure pas, je ne me laisse pas aller. Je suis heureuse, mais pas démeusurément. Un état bizarre. Je suis encore en mode urgence.
Nous avons RDV a 8h au ministere de la famille pour un briefing. Fanette pleure quand je lui annonce la nouvelle a 7h. Je réveille Mimi et lui demande de m'accompagner. Meme toute endormie, je sens l'émotion dans sa voix. Elle n'hésite pas une seule seconde. Elle organise la garde de ses enfants (au Luxembourg, les enfants n'ont pas école le jeudi apres-midi), prévient son travail.
A 7h30, je quitte ma maison avec un sac de voyage énorme surtout si l'on considere que ce n'est pas vraiment pour partir en voyage..(Ceux qui avaient suivi mon voyage, c'est le sac vert que j'avais emmené en Haiti). Je carresse Stitch en essayant d'expliquer a la bestiole qu'il va y avoir quelques changements dans sa vie de Pacha. Pas sure que la bete comprenne. Et je ferme la porte en me disant que ce soir, quand je rentrerai, je serai maman pour la vie.
Nous nous retrouvons tous au ministere de la famille. Les visages sont fatigués, les yeux creusés, mais nous sommes tellement, tellement heureux...On nous explique que nous allons voyager en bus pour l'aéroport militaire d'Eindhover ou l'avion hollandais doit attérir. Le bus part a 11h. Juste le temps pour Béatrix d'aller acheter un siege auto, pour Claudine d'aller acheter du lait.
Mimi et moi allons boire un thé dans un bar. Et c'est la que je remarque que les gens ont l'air normaux et n'ont pas l'air de remarquer que la vie est en train de changer pour moi ;0).
Toutes les familles sont la bien avant 11h....Il y a également des assistantes sociales de la croix-rouge pour nous aider avec nos enfants, une psy, un photographe officiel pour faire les photos "d'identité" de nos enfants a leur arrivée, le directeur des opérations de la croix-rouge qui n'a pas du dormir depuis 72h et a qui nous devons le rapatriement des enfants. Mme la ministre sera aussi dans le bus. Les familles en haut, les autres en bas.
L'ambiance dans le bus est joyeuse, ça fait un peu départ pour la colo. Ces familles que je ne connaissais pas il y a une semaine me sont si proches maintenant. Nous avons traversé qqchose de tellement particulier que j'ia l'impression de les avoir rencontrés il y a des années. Et puis je leur avait promis d'apprendre le Luxembourgeois si nos enfants étaient rapatriés...il ne me reste plus qu'a acheter le bouquin...
Nous mettons 3h30 pour arriver a l'aréoport militaire d'Eindhoven. Il est bien difficile de décrire notre émotion tellement elle est grande. Les familles hollandaises sont deja la. Laurens et Yvonne m'acceuillent. Nous nous serrons dans les bras mais les mots ne viennent pas. Juste des regards, juste des larmes aux coins des yeux, juste des hugs. Les mots ne peuvent pas exprimer. Seuls les corps y arrivent.
L'organisation hollandaise est excellente. Nous avons a disposition des sandwichs, des boissons, les parents hollandais sont organisés par groupe d'une dizaine, les luxembourgeois tous ensemble. Plusieurs discours sont faits en hollandais. Certains d'entre nous craquent enfin et laissent aller les larmes quand nous faisons une minute de silence pour des parents hollandais qui sont décédés avec leur enfant dans le séisme alors qu'ils étaient en Haiti pour aller chercher leur enfant.
Au mur, un seul moniteur affiche l'arrivée du seul avion prévu : Curaçao - 15h55.
L'avion est retardé a 16h07. Je reprend en photo ce moniteur. Curaçao - 16h07.
A l'heure dite, l'avion a attéri. Nous ne le voyons pas attérir mais arriver pret du hall ou nous nous trouvons. Nous nous attendions a un avion militaire, mais c'est un charter, bizarre de voir le logo d'une agence de voyage sur cet avion si particulier. C'est a mon tour de craquer. Voir l'avion posé, savoir que Laszlo est la, que c'est bon, mon petit garçon est sauvé, je ne peux plus tenir. Je laisse aller l'angoisse des derniers jours, je laisse aller la fatigue et pleure longtemps dans les bras de Mimi qui fait de meme. Aujourd'hui, je ne peux toujours pas regarder la photo de cet avion sans pleurer.
Alors qu'il doit y avoir 400 personnes dans ce hall d'aéroport, il y a tres peu de bruit.
Le débarquement des enfants est fait dans un énorme respect pour eux et pour leur parents. Il sont sortis par petits groupes de 4, chacun porté par un adulte. Uniquement des hommes grands et barraqués. Ça peut faire bizarre au début, mais nous nous rendons compte que leur stature rassure les enfants. Ils tiennent les enfants serrés contre eux en les enveloppant dans leurs bras, en leur parlant et les rassurant.
Les enfants sont d'abord ammenés dans une salle de controle pour les papiers, puis les "porteurs" traversent le hall pour aller remettre les enfants aux parents qui attendent dans des salles individuelles a l'étage de l'áeroport. Personne ne s'approche d'eux quand ils traversent. Les larmes continuent de couler a voir les enfants arriver.
Nous savons que les notres seront débarqués en dernier. Ce qui est la moindre des choses..Nous devons beaucoup au gouvernement hollandais...
Nous n'attendons pas beaucoup, 1h30 apres que l'avion ait attéri, la premiere famille luxembourgeoise est appelée.
Pour nos enfants, un médecin les ausculte dans la salle de débarquement et nous sommes appellés un a un pour les récupérer. Quand la premiere famille sort de la avec leur petite fille dans les bras, nous applaudissons.
Je suis la deuxieme a etre appellée.
Je sers dans mes mains le petit camion jaune que j'avais donné a Laszlo quand je l'avais rencontré et que j'avais ramené de la-bas pour etre sure qu'il ne soit pas perdu. C'est plus le petit camion qui me porte que mes jambes.
Mimi me suit et filme. Un jour je pourrai regarder ce film pour me rappeller parce que pour le moment, je ne me rappelle pas de grand chose. J'ai d'abord cru qu'ils s'étaient plantés parce que le premier enfant que j'ai vu n'était pas Laszlo. Et puis j'ai aperçu une petite cuisse dodue d'un loulou allongé sur une table et que le médecin auscultait. Je crois que je me suis approchée, je crois que j'ai du dire a mon fils qqchose, mais je ne sais plus quoi. J'ai pris sa petite main en attendant que le médecin ait fini.
Puis j'ai pris Laszlo dans mes bras et nous sommes sortis de la salle de débarquement. Quand j'ai vu les autres familles, quand j'ai entendu les applaudissements, je n'ai pu que pleurer et pleurer encore, a gros sanglots, alors que mon fils était super calme dans mes bras.
Alors que les autres familles étaient appelées une par une, j'ai enfin posé mon fils, mis mon manteau par terre pour le changer. Il avait un pantalon en jean et un pull, des chaussettes. Je ne sais pas ou ils ont pu lui trouver des vetements pareils, quand on lui a mis. En le changeant, j'ai vu qu'on lui avait scotché sur son body une feuille avec marqué "Boucher - GLA 14 - Wally Voltaire". Sur son bras écrit au marqueur, mon nom de famille. Et a son petit poignet, un bracelet en fils violet et vert avec marqué "Curaçao". Nous pensons que ce sont les personnes qui se sont chargées de leur transfert la-bas qui leur ont mis pour leur porter chance. Tous les enfants en avaient un.
Une fois que toutes les familles ont pu récupérer leurs enfants, nous sommes allés a un hotel pour une conférence de presse. Laszlo s'était endormi dans le Chinado. Béatrix s'est levée et les sanglots dans la voix, a expliqué qu'elle attendait sa cousine Linaelle. Et que le gvt française ferait bien de copier..
Le retour en bus jusqu a Lux a été calme. Laszlo a dormi la plupart du temps.
Le mettre dans le siege auto alors que j'ai un cabrio 3 portes étaient autrement plus difficile..
Mon poussin ouvraient grand ses yeux, je le sentait mort de peur. Arrivés a la maison, ll a fallu que je prépare le lit, le sortant du foutoir qu'est sa chambre actuellement, enlevant le bazar qu'il y a dedans, etc..Le tout sans poser le bonhomme toujours aussi terrorisé. Je l'ai changé et il a eu le droit a un reniflage de la part de Stitch. Terreur dans les yeux de mon fils. Je suis restee sur lui a lui parler doucement pendant que Stitch reniflait le nouveau venu.
Laszlo a lutté de toutes ses forces pour ne pas dormir, ses yeux grands ouverts, la respiration rapide. Je l'ai allongé dans mon lit et suis restée tout contre lui a lui parler jusqu'a ce qu'il s'endorme vers 1h30.
Je l'ai posé dans son petit lit parapluie a coté du mien. sans qu'il ne se réveille. Il est midi et quart et il dort toujours
J'ai promis a Mimi que la prochaine fois que je lui demanderai de prendre un jour de congé, ce ne sera pas pour faire 10 heures de bus dans la journée et passer la moitié du temps a pleurer...
C'est la panique intégrale, la désorganisation totale. Mais mes amies vont venir m'aider, Fanette arrive dimanche soir.
Mon fils est la, j'entends ses sanglots dans son sommeil, je sais qu'il a peur. Mais il est vivant, en sécurité. Je ne remercierai jamais assez ceux et celles qui ont fait en sorte que ce soit le cas.
Je t'aime mon petit garçon.
Maman
Mais avant cela, il faut revenir un petit peu en arriere. J'avais décidé mardi de ne plus poster ici, par respect pour mes amies françaises et canadiennes qui n'ont pas leur enfant avec elles.
Mais j'ai discuté avec une maman, celle de Youna pour tout dire, qui m'a donné envie de continuer a vous raconter. Pour leur donner un petit espoir.
Alors ces mots sont pour vous toutes, mamans de timous qui sont encore toulabala.
Mardi soir, nous savions que nos enfants allaient etre rapatriés. Notre principal espoir était dans l'avion hollandais qui était sensé partir mardi a 19h30 heure de Paris. Plus les heures passaient, et plus l'espoir qu'ils soient dedans diminuait.
Vers 1h30 du matin, nous apprenons que la ministre souhaite voir des représentants des familles a 10h le lendemain. 2 personnes seulement pour éviter la pagaille. Dolfie et Jean-Louis iront pour nous représenter.
Je suis allée au travail dans un état second. J'ai regardé mes mails en continu. J'ai réussi a aller déjeuner avec des amies mais a 13h30, je ne tiens plus debout. Fatigue et angoisse, je ne sais plus comment avancer. Mais je peux compter sur un homme extraordinaire pour me faire rire en m'expliquant que la mode des chemises a carreaux revient en force (il se reconnaitra).
Les nouvelles tardent a arriver, nous ne savons pas ce qu'a dit la ministre a Dolfie et Jean-Louis. Vers 4h, apres un embrouillage de mails qui explique le retard de nouvelles, nous savons que le gouvernement luxo travaille avec le gouvernement hollandais pour les faire monter dans le meme avion. L'avion n'est pas encore parti. Les enfants hollandais sont allés a l'aéroport hier pour rien et sont revenus a GLA apres. Le plan B est de voir avec le gouvernement belge.
La difficulté logistique est immense. Car l'avion hollandais se trouve sur l'aéroport de Curaçao. Il n'a pas obtenu l'autorisation de se poser a PaP. Il faut donc trouver un avion qui emmene les enfants de PaP a Curaçao. Et l'avion qui a été mis a disposition par l'armée américaine est trop petit pour prendre nos enfants.
Je pars du travail a 5h et cours chez mon amie Angeline pour aller chercher le minimum vital. Elle va récupérer le siege auto qui était en dépot-vente, me sort plein de vetements de son fils, et ses enfants donnent des jouets et des doudous pour Laszlo. Nous buvons un verre de vin en fumant une cigarette. Une petite pause dans la course et l'angoisse.
Je repars pour aller au supermarché pour faire le reste des courses de base. Arrivée a 19h30 au rayon bébés, le Auchan ferme a 20h...J'ai pris un panier, meme pas un caddy, completement a la masse. Heureusement et par hasard, je rencontre Béatrix au rayon bébé qui vient faire la meme chose que moi : acheter le minimum pour son fils Mathis.
Nous rions en regardant le rayon nourriture : quoi prendre ? Qu'est-ce qu'ils mangent nos loulous ? Je prends du lait de croissance bio, uniquement parce qu'il y a marqué "bio" et "a partir de 10 mois" sur l'emballage... Tres au faits des choses que je suis...
Rapidement j'entasse dans le caddy de Béatrix (bcp plus prévoyante que moi...) et nous arpentons les rayons en essayant de ne rien oublier dans la demi heure qui nous reste avant la fermeture du magasin. Nous avons pris une photo du caddy. A l'occasion, je vous montrerai...
Nous dinons dans la galerie commerciale, heureuses de nous poser. Aucune nouvelle de nos enfants. Laurens (le papa hollandais de Malaika et Manaika que j'avais rencontré il y a 15 jours pour la comparution) me dit que nos enfants seraient en route pour l'aéroport. Mais réussiront-ils a monter tous dans l'avion ?
Je rentre, je zone, je prépare quand meme a tout hasard un sac avec des vetements chauds et un biberon au cas ou nous devrions partir rapidement.
Je tombe de sommeil vers minuit et me réveille vers 3h. Toujours pas de nouvelles. J'échange des mails avec ma copine Steff, qui doit accoucher mardi et qui est un peu insomniaque en ces derniers jours de grossesse...
Je somnole a partir de 4h30.
A 5h30 le téléphone sonne : Jean-Louis m'annonce que nos enfants sont dans l'avion, la croix-rouge a réussi. Nos enfants sont sauvés. Je ne pleure pas, je ne me laisse pas aller. Je suis heureuse, mais pas démeusurément. Un état bizarre. Je suis encore en mode urgence.
Nous avons RDV a 8h au ministere de la famille pour un briefing. Fanette pleure quand je lui annonce la nouvelle a 7h. Je réveille Mimi et lui demande de m'accompagner. Meme toute endormie, je sens l'émotion dans sa voix. Elle n'hésite pas une seule seconde. Elle organise la garde de ses enfants (au Luxembourg, les enfants n'ont pas école le jeudi apres-midi), prévient son travail.
A 7h30, je quitte ma maison avec un sac de voyage énorme surtout si l'on considere que ce n'est pas vraiment pour partir en voyage..(Ceux qui avaient suivi mon voyage, c'est le sac vert que j'avais emmené en Haiti). Je carresse Stitch en essayant d'expliquer a la bestiole qu'il va y avoir quelques changements dans sa vie de Pacha. Pas sure que la bete comprenne. Et je ferme la porte en me disant que ce soir, quand je rentrerai, je serai maman pour la vie.
Nous nous retrouvons tous au ministere de la famille. Les visages sont fatigués, les yeux creusés, mais nous sommes tellement, tellement heureux...On nous explique que nous allons voyager en bus pour l'aéroport militaire d'Eindhover ou l'avion hollandais doit attérir. Le bus part a 11h. Juste le temps pour Béatrix d'aller acheter un siege auto, pour Claudine d'aller acheter du lait.
Mimi et moi allons boire un thé dans un bar. Et c'est la que je remarque que les gens ont l'air normaux et n'ont pas l'air de remarquer que la vie est en train de changer pour moi ;0).
Toutes les familles sont la bien avant 11h....Il y a également des assistantes sociales de la croix-rouge pour nous aider avec nos enfants, une psy, un photographe officiel pour faire les photos "d'identité" de nos enfants a leur arrivée, le directeur des opérations de la croix-rouge qui n'a pas du dormir depuis 72h et a qui nous devons le rapatriement des enfants. Mme la ministre sera aussi dans le bus. Les familles en haut, les autres en bas.
L'ambiance dans le bus est joyeuse, ça fait un peu départ pour la colo. Ces familles que je ne connaissais pas il y a une semaine me sont si proches maintenant. Nous avons traversé qqchose de tellement particulier que j'ia l'impression de les avoir rencontrés il y a des années. Et puis je leur avait promis d'apprendre le Luxembourgeois si nos enfants étaient rapatriés...il ne me reste plus qu'a acheter le bouquin...
Nous mettons 3h30 pour arriver a l'aréoport militaire d'Eindhoven. Il est bien difficile de décrire notre émotion tellement elle est grande. Les familles hollandaises sont deja la. Laurens et Yvonne m'acceuillent. Nous nous serrons dans les bras mais les mots ne viennent pas. Juste des regards, juste des larmes aux coins des yeux, juste des hugs. Les mots ne peuvent pas exprimer. Seuls les corps y arrivent.
L'organisation hollandaise est excellente. Nous avons a disposition des sandwichs, des boissons, les parents hollandais sont organisés par groupe d'une dizaine, les luxembourgeois tous ensemble. Plusieurs discours sont faits en hollandais. Certains d'entre nous craquent enfin et laissent aller les larmes quand nous faisons une minute de silence pour des parents hollandais qui sont décédés avec leur enfant dans le séisme alors qu'ils étaient en Haiti pour aller chercher leur enfant.
Au mur, un seul moniteur affiche l'arrivée du seul avion prévu : Curaçao - 15h55.
L'avion est retardé a 16h07. Je reprend en photo ce moniteur. Curaçao - 16h07.
A l'heure dite, l'avion a attéri. Nous ne le voyons pas attérir mais arriver pret du hall ou nous nous trouvons. Nous nous attendions a un avion militaire, mais c'est un charter, bizarre de voir le logo d'une agence de voyage sur cet avion si particulier. C'est a mon tour de craquer. Voir l'avion posé, savoir que Laszlo est la, que c'est bon, mon petit garçon est sauvé, je ne peux plus tenir. Je laisse aller l'angoisse des derniers jours, je laisse aller la fatigue et pleure longtemps dans les bras de Mimi qui fait de meme. Aujourd'hui, je ne peux toujours pas regarder la photo de cet avion sans pleurer.
Alors qu'il doit y avoir 400 personnes dans ce hall d'aéroport, il y a tres peu de bruit.
Le débarquement des enfants est fait dans un énorme respect pour eux et pour leur parents. Il sont sortis par petits groupes de 4, chacun porté par un adulte. Uniquement des hommes grands et barraqués. Ça peut faire bizarre au début, mais nous nous rendons compte que leur stature rassure les enfants. Ils tiennent les enfants serrés contre eux en les enveloppant dans leurs bras, en leur parlant et les rassurant.
Les enfants sont d'abord ammenés dans une salle de controle pour les papiers, puis les "porteurs" traversent le hall pour aller remettre les enfants aux parents qui attendent dans des salles individuelles a l'étage de l'áeroport. Personne ne s'approche d'eux quand ils traversent. Les larmes continuent de couler a voir les enfants arriver.
Nous savons que les notres seront débarqués en dernier. Ce qui est la moindre des choses..Nous devons beaucoup au gouvernement hollandais...
Nous n'attendons pas beaucoup, 1h30 apres que l'avion ait attéri, la premiere famille luxembourgeoise est appelée.
Pour nos enfants, un médecin les ausculte dans la salle de débarquement et nous sommes appellés un a un pour les récupérer. Quand la premiere famille sort de la avec leur petite fille dans les bras, nous applaudissons.
Je suis la deuxieme a etre appellée.
Je sers dans mes mains le petit camion jaune que j'avais donné a Laszlo quand je l'avais rencontré et que j'avais ramené de la-bas pour etre sure qu'il ne soit pas perdu. C'est plus le petit camion qui me porte que mes jambes.
Mimi me suit et filme. Un jour je pourrai regarder ce film pour me rappeller parce que pour le moment, je ne me rappelle pas de grand chose. J'ai d'abord cru qu'ils s'étaient plantés parce que le premier enfant que j'ai vu n'était pas Laszlo. Et puis j'ai aperçu une petite cuisse dodue d'un loulou allongé sur une table et que le médecin auscultait. Je crois que je me suis approchée, je crois que j'ai du dire a mon fils qqchose, mais je ne sais plus quoi. J'ai pris sa petite main en attendant que le médecin ait fini.
Puis j'ai pris Laszlo dans mes bras et nous sommes sortis de la salle de débarquement. Quand j'ai vu les autres familles, quand j'ai entendu les applaudissements, je n'ai pu que pleurer et pleurer encore, a gros sanglots, alors que mon fils était super calme dans mes bras.
Alors que les autres familles étaient appelées une par une, j'ai enfin posé mon fils, mis mon manteau par terre pour le changer. Il avait un pantalon en jean et un pull, des chaussettes. Je ne sais pas ou ils ont pu lui trouver des vetements pareils, quand on lui a mis. En le changeant, j'ai vu qu'on lui avait scotché sur son body une feuille avec marqué "Boucher - GLA 14 - Wally Voltaire". Sur son bras écrit au marqueur, mon nom de famille. Et a son petit poignet, un bracelet en fils violet et vert avec marqué "Curaçao". Nous pensons que ce sont les personnes qui se sont chargées de leur transfert la-bas qui leur ont mis pour leur porter chance. Tous les enfants en avaient un.
Une fois que toutes les familles ont pu récupérer leurs enfants, nous sommes allés a un hotel pour une conférence de presse. Laszlo s'était endormi dans le Chinado. Béatrix s'est levée et les sanglots dans la voix, a expliqué qu'elle attendait sa cousine Linaelle. Et que le gvt française ferait bien de copier..
Le retour en bus jusqu a Lux a été calme. Laszlo a dormi la plupart du temps.
Le mettre dans le siege auto alors que j'ai un cabrio 3 portes étaient autrement plus difficile..
Mon poussin ouvraient grand ses yeux, je le sentait mort de peur. Arrivés a la maison, ll a fallu que je prépare le lit, le sortant du foutoir qu'est sa chambre actuellement, enlevant le bazar qu'il y a dedans, etc..Le tout sans poser le bonhomme toujours aussi terrorisé. Je l'ai changé et il a eu le droit a un reniflage de la part de Stitch. Terreur dans les yeux de mon fils. Je suis restee sur lui a lui parler doucement pendant que Stitch reniflait le nouveau venu.
Laszlo a lutté de toutes ses forces pour ne pas dormir, ses yeux grands ouverts, la respiration rapide. Je l'ai allongé dans mon lit et suis restée tout contre lui a lui parler jusqu'a ce qu'il s'endorme vers 1h30.
Je l'ai posé dans son petit lit parapluie a coté du mien. sans qu'il ne se réveille. Il est midi et quart et il dort toujours
J'ai promis a Mimi que la prochaine fois que je lui demanderai de prendre un jour de congé, ce ne sera pas pour faire 10 heures de bus dans la journée et passer la moitié du temps a pleurer...
C'est la panique intégrale, la désorganisation totale. Mais mes amies vont venir m'aider, Fanette arrive dimanche soir.
Mon fils est la, j'entends ses sanglots dans son sommeil, je sais qu'il a peur. Mais il est vivant, en sécurité. Je ne remercierai jamais assez ceux et celles qui ont fait en sorte que ce soit le cas.
Je t'aime mon petit garçon.
Maman
41 commentaires:
Quel beau message !! je ne vois plus mon clavier avec ces larmes qui coulent
Soyez très heureux tous les deux
Bises
Françoise qui espère tant pour les parents français
Quel bonheur et quelle émotion de te lire et vous savoir tous les 2 cote à cote pour toujours. Les larmes dégoulinent,mais qu'est-ce que ça fait du bien...
Plein de bonheur en attendant de nouvelles émotions pour les familles françaises n'ayant pas la chance de vivre au Lux et avoir eu à subir tant de péripéties avant l'attribution,
et tes émotions dans ton nouveau quotidien
BISES ENORMES et des bulles...
Aline
Ton message m'a fait couler de grosses larmes sur les joues.....
Merci de nous avoir fait partager ces touts premiers moments de vie avec ton fils....
Plein de bonheur à venir....
Bises
Elise, maman d'Edline et Yann
Rien à rajouter....je suis HEUREUSE pour toi, pour vous 2!.
Zouzou effondrée en pleurs...de joie !
Bienvenue petit homme , que tu sois pour tous ceux qui attendent un petit éclaireur qui annonce l'arrivée des autres , que de bouleversements pour un petit gars comme toi , que la peur s'éloigne vite de toi et soyez heureux toi et maman tout simplement .
je vous embrasse
Christine et les filles
Bonjour, on ne se connait pas. Je suis Stéphanie, j'habite à Madrid, j'ai deux enfants, Paul et Mei(née en Chine et dans nos bras depuis octobre 2008, elle a 2 ans). De blog en blog, je viens de te lire, les larmes coulent encore sur mes joues, je suis heureuse pour vous, je vous souhaite beaucoup de bonheur, et je reviendrais sur ton blog pour voir la frimousse de ton fils.
Amitiés
Stéphanie
Quelle émotion à te lire j'en ai les larmes aux yeux quel chemin parcourus depuis 15 jours, quel beau message d'amour et d'espoir pour celles et ceux qui attendent. Tous mes voeux de Bonheur à vous deux et bon début de vie de découvertes d'apaisement.
Véronique Ham
C'est avec beaucoup d'émotion que je viens de lire le message tant attendu ... il est auprès de toi et cela pour la vie. Je suis très très heureuse pour vous deux et je vous souhaite d'être les plus heureux ensemble. Merci pour ce message, il est porteur d'espoir pour tous les enfants et parents français dans l'attente d'une arrivée(que nous espérons tous le plus rapidement possible). Merci beaucoup d'avoir partagé avec nous ces premiers instants ... qu'est-ce que ca fait du bien ...
Enormes bises à ton petit homme
Amicalement
Valérie maman de Liza et Yann (Congo Brazza), amie de Christelle et Naomi
Oh là là quelle émotion, je suis tellement contente pour vous ! On ne se connaît pas et pourtant...
Félicitations à la toute jeune maman et une belle vie avec votre petit garçon !
Pauline (maman de Louis, Colombie et Clément et Alexis made by ICSI)
bon ben moi aussi je pleure.. merci de ton grand beau message... il faut lui apporter maintenant tout le calme dont il a besoin, installer un rituel journalier rassurant avec des horaires fixes et rassurantes (c'est ce à quoi ils sont habitués chez GLA), être beaucoup dans le sensoriel bref tu seras sans doute bien entourés grâce à la Croix Rouge, mais voilà c'est ma petite expérience perso...
bises ++++ à vous 2
bibi et Lilou qui ont hâte d'aider Catherine à installer ces rituels...
Lo, je pleure devant mon ordi. Ce message tellement attendu est arrivé. Ton fils est là, enfin à l'abri.
Et j'espère que petit Laszlo sera le premier d'une longue liste.
Profitez de votre bonheur, je vous embrasse.
Agnès
Je suis devenue une vraie fontaine ces derniers jours. Et là, tu ne m'aides pas.
Ta vie a changé si vite, de manière si inattendue. Tu ne dois pas encore tout à fait réaliser ce qui se passe.
Je suis super heureuse pour toi et je te fais plein plein de bisous
Christelle et Naomi
Je pleure le matin en me levant, je pleure dans le métro, je pleure en arrivant au bureau, je pleure quand je rentre chez moi, je pleure en lisant ton message... je suis raccord avec moi-même sur toute la ligne.
Tellement contente que Lazlo soit là, en voilà au moins un de moins là-bas.
Gros gros bisous
catherine
Impossible de trouver les mots adéquats. Je suis tellement heureuse, tellement émue pour vous deux... Ton message est magnifique, Lo, et je ne souhaite qu'une chose: que votre nouvelle vie le soit tout autant.
Pour l'instant, je ne suis qu'une fontaine avec un souhait: que tous les enfants en attente suivent le même chemin que Laszlo.
Bisous à vous deux
ma grenouille, j'ai bien fait de venir par ici voir s'il y avait du nouveau....
j'ai pensé a vous toute la nuit, votre premiere nuit ensemble.
J'ai des choses pour toi (combi d'hiver, toute neuve jamais mise, par ex) je t'envoie un mail sur tt ca des que possible.
porte le, garde le avec toi tout le temps, il en a besoin...
et tu ne restes pas toute seul avec des questions, memes betes, ok ???
plein de bises et plein de pensées
Sylvei, en larme
Quel bonheur que de savoir des enfants auprès de leurs parents.
Très beau message, très beau témoignage. Je suis émue aux larmes.
Ton fils va trouver auprès de toi, sa maman, tout l'amour et toute la sécurité dont il a besoin !
Beaucoup de bonheur à vous.
De GrOOOs BisOOOus à vous deux.
Oh Mon Dieu, LO, tu aurais voulu nous priver de ça ????
J'ai le coeur tout serré de savoir ton petit amour apeuré, prenez du temps pour vous deux, pas trop de monde à la maison, ne le laissse pas aller de bras en bras.
Gros bisous, prenez soin de vous;
Virginie, très très émue
Quelle émotion...je suis une maman française qui attend désespérement son petit garçon né également le 17 Mars 2009...Que votre bonheur soit éternel...çà donne du courage!
Merci de partager tes premiers moments avec ton petit têtard.
Des larmes coulent mais ce sont des larmes de joie et d'émotion.
Je me souviens de nous deux dans la chambre à l'étage chez LNA lors de la foire, je me souviens de tes paroles "moi le Mali, je ne pourrais pas. Tu as l'apparentement et tu vas très rapidement chercher ton enfant, cette précipitation, je crois que je n'arriverai pas à gérer" ben voilà, tu gères comme une chef hein!
Il est en sécurité ton p'tit bonhomme. Il a peur et c'est bien normal mais tu sauras le rassurer, l'écouter et te faire entourer de professionnels j'en suis sure.
On pense fort à vous deux
plein de biz
Cat et Fantine
bonjour,
Je suis la maman d'une choupette malienne de 21 mois et je suis arrivés ici grâce à Sylvie et Iris.
Ton récit est très émouvant. Maintenant Lazlo va pouvoir profiter pleinement de sa maman et prendre ses marques dans sa nouvelle vie. Ca peut prendre du temps... mais généralement, ça va plutôt vite.
Rassure-toi, au début, c'est un peu le chaos pour tout le monde que les enfants arrivent précipitamment ou pas. L'important, c'est ne pas rester seule face à ses doutes et interrogations, surtout vu les conditions d'arrivée de Laszlo.
J'oubliais: j'habite pas très loin, à 30 km de Metz... donc besoin de quelque chose, des questions ou envie de rencontrer d'autres parents français, pas de problème.
Bonne continuation.
Audrey, Thierry et Faustine
PS: Sylvie (avec les lettres dans l'ordre), le Saulnois, c'est sûrement sur la route entre Cancoilloteland et le Luxembourg!
I'm so happy you made a posting. I've been checking regularly. I cried when you said your name was marked on his body. What an amazing and unbelievable situation. I can't even imagine how little Laszlo is feeling and how it must feel for you. I do know that you are both very blessed to have each other.
I love you both!
I would love to see photos and the video!
Like I mentioned I have a flight tracker for good air fares to Lux. I hope one appears fast! I cannot wait to be there and kiss and hug Laszlo.
Love you both.
Cristina
Que de larmes à lire ce récit! Merci de m'avoir fait partager les premiers moments de mon cousin avec sa maman! Prenez soins de vous deux, profitez l'un de l'autre, vous avez tant de douleurs et de joie à vous raconter. Dis lui que quand il ira mieux grâce au doux foyer de sa maman,ses cousins veulent le rencontrer pour lui faire un gros bisous et l'accueillir comme il se doit par sa famille B.! ;-) Chris
Pardon pour ces mots, mais je n'en trouve pas d'autres : je viens d'en prendre plein la gueule et il m'en faut beaucoup !
Je suis certaine que tu trouveras tout ce qu'il faut (les mots, les gestes, les attentions...) pour apaiser la peur de ton bébé, tu es déjà très bien partie.
Bienvenue à Laszlo.
Bienvenue à sa maman.
A la vie !
merci de partager avec nous ces doux moments de bonheur...
Géraldine
Quoi pas une petite photo? ;-)
Il va falloir te rattraper!
Je vous souhaite plein de belles choses dans votre nouvelle vie à tous les deux...
Bises.
K
Heureusement qu'on écrit ici, et qu'on parle pas, je ne pourrais pas dire un mot là...
Un grand MERCI Lo de ne pas nous avoir privés de ces instants, les larmes d'aujourd'hui font tellement de bien par rapport aux autres...
Welcome home, Laszlo, prend ton temps bonhomme, pour te rassurer dans la chaleur de ta maman, et pour lui offrir, nous offrir, bien vite les sourires à fondre dont tu as le secret...
Gros gros bisous
Cathie, qui a bien sûr une petite pensée pour Stitch aussi ;-)
Celà fait plus d'une semaine que je pleure de tristesse, mais en lisant ce post je pleure de soulagement pour ton petit Bonhomme et de bonheur pour vous deux.
Je vous souhaite plein de belles choses dans cette nouvelle vie.
Comme je suis heureuse pour vous!
Je vous embrasse trés trés fort
Chantal maman de Louis (GLA)
Magnifique. Vous me permettez de verser mes premières larmes de joie depuis bien longtemps, Lo et Laszlo.
Je suis plus qu'hyper heureuse de vous savoir réunis.
Je vous adooooore
Sabine, maman de Salomé (Lidia, survivante NDN)
Il n'y a pas que lui qui pleure !! je suis heureuse que vous soyez enfin réuni pour toujours !!!
Maintenant reste plus qu'à... être heureux, vivre léger, s'aimer...
Je vous fais d'énormes bisous à tous les deux !!
Tu as eu raison de nous permettre de partager votre bonheur ..... pour vous , pour ceux qui attendent !
Tous nos voeux vous accompagnent sur la belle route qui sera la votre .
Et RDV pour le WE de l'Ascension ;-)
Gros bisous de nous 2
Cath et Mélomé
Je pleure de joie et d'émotion. Merci de nous avoir fait vivre ceci. Plein de bisous pour vous deux
Je pense beaucoup à vous deux réunis dans votre appart au lux, pour votre deuxième nuit ensemble pour la vie...et bien sûr j'ai aussi pleuré de joie en te lisant !!
Grosses bises
Coucou Laurence,c'est DENIS "le roi du baeckoffe" en direct d'Alsace;j'ai lu ton blog et je suis encore tout ému.Faire pleurer un flic,c'est déontologiquement pas cool;d'ailleurs,en ce moment,je sors plus facilement mon mouchoir que mes menottes...La batonite va en prendre un coup!!!je suis sincérement heureux pour vous deux et dis à Laszlo que j'ai du pain d'épice encore plus frais.
J'espère que tous les parents français auront cette chance,je pourrais alors de nouveau faire mon boulot...
Je vous embrasse!!!!
Que je suis contente d'être passée ce soir sur ton blog. Merci pour ce beau récit de l'arrivée de Laszlo, c'est très émouvant et je suis en larmes devant mon écran.
Bienvenu à Laszlo et beaucoup de bonheur à tous les deux.
Amicalement
Nathalie maman d'Angéla encore en Haïti
je ne pleure jamais quand je lis les posts des unes et des autres sur leurs blogs, mais là, je m'éffondre d'émotions...
caroline, submergée
Ah la la... même avec le décalage horaire(pour expliquer pourquoi je ne lis le message qu'aujourd'hui..:o) , ça fiche un coup ! que d'émotion et je suis tellement contente !!
petite bise tendre à Lazlo...
Hélène (de Coeur :o)
Laurence quel beau témoignage j'en ai les larmes aux yeux.Bienvenue à Lazlo un gros bisou de notre part.
Valérie maman d'Arthur et Wilfrid
Merci d'avoir pris ce temps pour nous raconter alors que ta vie est toute bouleversée... Je suis moi aussi très contente pour vous deux, émue aux larmes en pensant aussi aux manifestants de Paris cet après-midi.
Quel message émouvant! Plein de bonheur à vous deux en attendant le rappatriement de tous les autres enfants .
Laurence et Didier ( voisins de Moselle parents de Tristan et de Sébastien (3 ans, arrivé d'Haiti en juin 2009)
Quel bonheur de vous savor enfin réunis, ton chiffon & toi!
Longue vie à vous 2 après toutes ces tribulations & épreuves...
Véronique maman d'Ambre & Aurélien
Quelle magnifique message.
C'est de l'émotion pure tous ces mots.
Je n'ai pu que pleurer en imaginant ces premiers instants avec ton fils ainsi que les autres familles.
Je ne peux que pleurer aussi en pensant aux familles françaises qui désespèrent.
Belle vie à vous deux.
Héléna
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